Version imprimable

congrès au quotidien - jour 2


Le congrès au quotidien, jour 1

Mardi 25 octobre 2011 - Jour 2

Sommaire


> Album photos - Jour 2

> Revue de presse


Grand prix Innovation clinique 2011 à Montréal/Laval

innoclinique.jpg
De gauche à droite: Diane Saulnier, Marie Bertrand, Francine Ducharme, Véronique Dubé, Denise Trudeau et Annie Dugas.

Le Web à la rescousse des proches aidants

C'est en présence du Dr Yves Bolduc, ministre de la Santé et des Services sociaux, que le Grand prix Innovation clinique 2011 a été décerné à une équipe multidisciplinaire, composée notamment de six infirmières de la région de Montréal/Laval, pour son projet intitulé MeS-SAGES : un programme psychoéducatif pour les aidants familiaux offert sur le Web.

À propos du projet

Ce programme virtuel, accessible en ligne, de gestion du stress aide les aidants naturels à mieux composer avec les exigences des soins à prodiguer à un proche et contribue à améliorer leur qualité de vie, notamment grâce au suivi personnalisé d'une infirmière sur le Web. Le programme, intitulé MeS-SAGES (Méthode électronique de soutien aux stratégies d'apprentissage à la gestion du stress), répond à un besoin évident des proches aidants et a fait l'objet d'une diffusion sous forme de publications, communications et formation au Québec comme à l'étranger.

 

Comment fonctionne MeS-SAGES

De gauche à droite : Carole Mercier, secrétaire générale, Diane Saulner, inf., Gyslaine Desrosiers, présidente de l'OIIQ, Véronique Dubé, inf., Francine Ducharme, inf., Dr Bolduc, ministre de la Santé et des Services sociaux, Denise Trudeau, inf., Annie Dugas, inf., et Marie Bertrand, inf.

Grâce à sept sessions hebdomadaires de 60 à 90 minutes chacune, les participants peuvent apprendre à :

  • Résoudre des problèmes
  • Recadrer des situations
  • Rechercher du soutien social et mieux composer avec les symptômes du stress.

Ils bénéficient aussi de l'appui d'une tutrice virtuelle et peuvent échanger avec d'autres proches aidants sur un forum de discussion.

Déjà des résultats

Déjà, un millier de personnes ont démontré un vif intérêt pour ce programme accessible en tout temps sur le site. Une évaluation menée auprès de 26 participants a d'ailleurs démontré que le programme a généré des résultats positifs sur leur qualité de vie, notamment en matière de résolution de problèmes et de gestion du stress.

>Visitez le site aidant.ca
> Lisez le communiqué de presse


  

 


Allocution du ministre Yves Bolduc

 


Panel Où s'en va la formation infirmière? Tendances internationales et canadiennes

L'expérience américaine : la transformation radicale de la formation infirmière

Molly Sutphen
Molly Sutphen

Molly Sutphen a commencé sa présentation en félicitant l'OIIQ pour le vote de la veille.  Elle a ensuite expliqué que différentes études américaines, dont celle de l'Institute of Medicine parrainée par la Robert Wood Johnson Foundation, soutiennent que les infirmières devraient jouer un rôle plus important et plus indépendant dans la prestation de soins de santé aux États-Unis.

Elle est revenue sur les recommandations de l'étude de la Carnegie Foundation National Nursing Education qui visent à aider les facultés de sciences infirmières, de même que les infirmières, les administrateurs et les étudiants, à apporter les changements qui s'imposent. Elle a notamment rappelé qu'apprendre des connaissances est un préalable, mais qu'il faut aussi apprendre à les utiliser. Tout comme les étudiants doivent être capables de déterminer par eux-mêmes ce qui est essentiel à leur pratique dans une certaine situation.


L'expérience européenne : mobilité professionnelle et formation

Theodoros Koutroubas
Theodoros Koutroubas

M. Koutroubas a rappelé que, en Europe, la profession infirmière doit composer avec la mobilité internationale de la main-d'œuvre issue de 27 états membres.

Harmoniser et rehausser les réalités européennes

La Fédération Européenne des Professions Infirmière (FEPI) a donc fait des représentations en faveur d'une harmonisation de la formation des infirmiers qui, bien que déjà prévue par l'Europe, n'est pas encore réalisée. La FEPI souhaite donc 12 années d'éducation scolaires avant l'entrée à l'université pour 4 600 heures de formation s'étalant idéalement sur quatre années.

 

Pourquoi?

Dans le contexte actuel où les tâches d'un infirmier sont de plus en plus diversifiées, il est normal que celui-ci suive une formation plus longue et plus complète.

Hausser le niveau actuel de formation ne signifie pas que les infirmiers qui répondent aux critères actuels seront délaissés, puisque des formations additionnelles devront être mises à leur disposition afin qu'ils puissent également évoluer dans leur carrière.

Augmenter le critère d'admission est avantageux pour tout le monde :

  • L'infirmier est mieux formé et mieux reconnu socialement et professionnellement
  • Le patient bénéficie d'un traitement de meilleure qualité

La finalité de ces démarches est d'uniformiser la formation et de faciliter la libre circulation des professionnels, mais d'abord et avant tout d'assurer la sécurité des patients.


L'expérience ontarienne : les standards de formation pour exercer la profession infirmière dans l'avenir

Irmajean Bajnok
Irmajean Bajnok

Irmajean Bajnok a tout d'abord félicité l'OIIQ pour la décision prise la veille avant de faire un bref rappel historique de la réalité Ontarienne qui a déjà instauré le baccalauréat comme diplôme d'entrée dans la profession.

Elle a rappelé que, en Ontario, les principaux acteurs de la profession infirmière ont uni leurs forces pour procéder à la révision des normes de formation requises pour exercer la profession et a souligné les nombreux impacts positifs de cette transition vers la formation universitaire et la reconnaissance accrue qui en découle et dont jouissent ses membres.

Elle a terminé en rappelant que l'éducation universitaire est l'éducation du futur. Elle a aussi rappelé l'importance de la recherche et de la formation continue et  de l'interface entre la recherche et la pratique

Elle a terminé en rappelant que le passage au baccalauréat comme formation initiale s'est fait sans accroc majeurs en Ontario et que si l'accent a été mis sur l'éducation avancée, c'est pour répondre aux besoins des patients.
 

Période de questions

Quels sont les conseils à donner au Québec pour l'application de la proposition adoptée hier lors de l'AGA?

Mme Bajnok : Tous les contextes diffèrent, mais il est essentiel que les parties prenantes dialoguent. Ce peut être également une belle opportunité de créer des liens entre universités et collèges.

Les problèmes monétaires peuvent-ils être un obstacle à l'évolution des systèmes de santé?

M. Koutroubas : Il y a des choses auxquelles on ne peut pas toucher, la santé fait partie de celles-là. Considérant le vieillissement de la population, il est important de voir les dépenses en santé comme un investissement, car des patients mieux soignés sont plus à même de contribuer à la société, par exemple par leur travail.

Que mettez-vous derrière le terme de « Vocation »?

M. Koutroubas : On peut dire qu'on ne choisit pas cette profession pour le salaire, pour le prestige, mais pour le goût d'aider les autres. Cependant, j'ai aimé ce que Mme Bajnok a dit tout à l'heure : La profession infirmière est une synthèse de la compassion basée sur la connaissance.

Comment définir la nouvelle donne de la collaboration interéquipe?

Mme Bajnok : Je soulignerai l'importance du leadership tournant en fonction des questions abordées.
M. Koutroubas : Il faudrait parler non pas du médecin et de son équipe, mais du patient et de son équipe.

Mondialisation et désengagement du système public. Quel impact sur la santé?

M. Koutroubas : L'accord est signé entre le Canada et l'Europe. C'est un accord cadre qui devra ensuite être adapté au cas par cas, par chaque état membre. De plus, on ne peut pas parler d'une tendance à la privatisation des systèmes de santé public en Europe.

Quelle est la place dans la formation de la responsabilité civique?

Mme Sutphen : Ce doit en être le cœur. Aux États-Unis, en tant que société, une infirmière doit être professionnelle, consciencieuse et responsable. On parle d'éducation formative.
Mme Bajnok : Cette dimension doit faire partie des luttes des infirmières pour apporter un changement dans ce domaine.

Avez-vous des idées pour que les infirmières n'abandonnent pas un programme DEC-BAC?

Mme Bajnok : Cela vient avec un changement de culture. Il faut aussi que le message soit uniforme quant au diplôme, à sa valorisation, être sûr qu'il va vous aider maintenant et à l'avenir.
Mme Sutphen : On aborde ici l'importante question des prérequis.
M. Koutroubas : En Europe, on multiplie les cours dans les lycées (secondaires) où l'on présente les professions, leur réalité, ce qu'elles exigent, ce qu'elles recouvrent au quotidien, ce qu'elles offrent.

Comment expliquer que plus de formation va aider à lutter contre la pénurie?

Mme Bajnok : Ce fut aussi une crainte en Ontario, mais dans les faits, de plus en plus de jeunes se montrent intéressés par des carrières universitaires, car elles sont des gages de qualité, de responsabilités et d'opportunités de carrière. Ainsi, on ne déplore aucune pénurie, au contraire.

Consultez les présentations :

L'expérience américaine : la transformation radicale de la formation infirmière
L'expérience européenne : mobilité professionnelle et formation
L'expérience ontarienne : les standards de formation pour exercer la profession infirmière dans l'avenir



 


Activité du Comité jeunesse

Majorie Rouleau-Lévesque et Rosianne Landry du Cégep de Rimouski entourent Sébastien Benoit.

Pyramide : Les gagnants sont…

Après l'énorme succès du jeu-questionnaire Le Cercle en 2010, le Comité jeunesse organisait une nouvelle activité selon le principe du jeu Pyramide.

Présenté devant une foule attentive et passionnée, le jeu, animé par Sébastien Benoit, demandait aux participants, quatre équipes de deux sélectionnés par tirage au sort, de répondre à des questions sur la pratique infirmière et la terminologie médicale. Ce sont Majorie Rouleau-Lévesque et Rosianne Landry du Cégep de Rimouski qui l'ont emporté. Bravo à elles!

Bravo et merci aux autres participants à Salhi Safae et Sébastien Alix du Cégep du Vieux Montréal, à David Poulin-Grégoire et Maxime Robichaud du Collège François-Xavier Garneau et à Maurane Côté-Janelle et Anne-Marie Fontaine du Cégep de Drummondville.

 

> À propos du Comité jeunesse
> Suivez le Comité jeunesse sur Facebook

 



 


La formation infirmière universitaire : une réponse aux défis des systèmes de santé par Hélène Salette

Hélène Salette

Hélène Salette, inf., M. Sc., secrétaire générale du Secrétariat international des infirmières et infirmiers de l'espace francophone (SIDIIEF), a présenté les grandes lignes du mémoire de son organisme intitulé La formation universitaire des infirmières et infirmiers : une réponse aux défis des systèmes de santé.

Constats

C'est un plaidoyer unanime pour le rehaussement au niveau universitaire de la formation infirmière qui se dégage à l'échelle mondiale. Or, la Francophonie est en décalage par rapport aux autres grandes régions du monde quant au niveau de formation requis pour exercer la profession. S'appuyant sur une analyse des grandes tendances internationales, le mémoire démontre la nécessité d'une formation universitaire en sciences infirmières pour améliorer la sécurité des patients, la qualité des soins et pour que ces derniers soient adaptés aux réalités du XXIe siècle

Recommandations

Rejoignant l'appel convergent de grandes organisations internationales qui ont pris position pour le rehaussement de la formation et l'élargissement du rôle infirmier, le SIDIIEF en appelle aux gouvernements des pays francophones pour prendre des mesures devenues urgentes pour :

  • instaurer un système d'enseignement universitaire couvrant les 1er, 2e et 3e cycles d'études en sciences infirmières;
  • statuer sur le niveau universitaire (baccalauréat ou licence) en sciences infirmières comme condition d'entrée à la profession infirmière;
  • inviter l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à soutenir prioritairement les pays d'Afrique pour y mettre en place la formation universitaire en sciences infirmières.

Son intervention fut enrichie et complétée par trois témoignages vidéo :

Jacques Chapuis, inf., directeur de l'Institut et de la Haute École de la Santé La Source, à Lausanne (Suisse), et vice-président du SIDIIEF a rappelé le contexte dans lequel le SIDIIEF a rédigé ce mémoire et décrit la situation de la formation infirmière en Europe.

Deux membres du comité de travail international, Awa Seck, inf., Ph. D., professeur en santé communautaire à l'École nationale de développement sanitaire et social au Sénégal et Claire ZABLIT, inf., M. Sc., M.B.A., présidente de l'Ordre des infirmières et infirmiers au Liban, et doyen de la Faculté des sciences infirmières de l'Université Saint-Joseph de Beyrouth (Liban) ont répondu à la question : Pourquoi les infirmières et les infirmiers de leur région doivent avoir accès à la formation universitaire?

> Lisez le mémoire du SIDIIEF intitulé La formation universitaire des infirmières et infirmiers : une réponse aux défis des systèmes de santé.
> Lisez Analyse et mise en contexte des profils de formation infirmière dans différents pays francophones du CIFI-SIDIIEF (édition 2010).
Consultez la présentation de sa conférence (PDF)

Vidéos

La situation de la formation infirmière en Europe

Jacques Chapuis, inf., directeur de l'Institut et de la Haute École de la Santé La Source, à Lausanne (Suisse), et vice-président du SIDIIEF

Pourquoi les infirmières et les infirmiers de leur région doivent avoir accès à la formation universitaire? L'exemple du Sénégal

Awa Seck, inf., Ph. D., professeur en santé communautaire à l'École nationale de développement sanitaire et social au Sénégal

Pourquoi les infirmières et les infirmiers de leur région doivent avoir accès à la formation universitaire? L'exemple du Liban

Claire ZABLIT, inf., M. Sc., M.B.A., présidente de l'Ordre des infirmières et infirmiers au Liban, et doyen de la Faculté des sciences infirmières de l'Université Saint-Joseph de Beyrouth (Liban)



Gagnantes de l'affiche « Coup de cœur »

Voici les gagnantes de l'affiche « Coup de cœur ». Il s'agit de l'affiche numéro 1 intitulée Répertoire des guides cliniques pour l'élaboration de plans thérapeutiques infirmiers en santé mentale.

1634.jpg 1483.jpg


De gauche à droite : Les infirmières Marie-Josée Poirier, du CH Pierre-Janet, Janique Beauchamp, de l'Hôpital Louis-H. Lafontaine, Nathalie Maltais, de l'Hôpital Rivière-des-Prairies, et Lise Laberge, de l'Institut universitaire en santé mentale de Québec. Il s'agit de l'affiche ayant reçu le plus grand nombre de votes de la part des congressistes.



Prix de présence : partir à Genève

1940.jpg
Julie Giasson, infirmière de St-Eustache, et Lise Racette, présidente de l'Ordre des infirmières et infirmiers de LaurentidesLanaudière (ORIILL)

 

En assistant à la conférence d'Hélène Salette, secrétaire générale du SIDIIEF, les personnes participaient du même coup à un tirage au sort dont le gagnant remportait un billet d'avion aller-retour, offert par l'OIIQ, pour assister au 5e congrès mondial des infirmières et infirmiers francophones.

C'est Julie Giasson, une infirmière de St-Eustache, qui l'a emporté et qui s'envolera pour Genève (Suisse) du 20 au 24 mai 2012.

Bravo à elle!



Mot de clôture de Gilles Coulombe, président du congrès